Recital

Eglise de Rougemont

Rougemont, CH

Thursday January 2, 2020 - 7:00 PM

Soloists

Soprano  Lisette Oropesa
Piano  Natalia Morozova

About

Lisette will give a recital with the Gstaad Festival in Feburary 2020.

Recital program subject to change
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PROGRAM

G. F. HÄNDEL
V’adoro pupille from GIULIO CESARE

F. SCHUBERT

Gretchen am Spinnrade
An die Musik
Suleika
Rastlose Liebe

R. SCHUMANN
Widmung
Schöne Wiege

G. ROSSINI
Come dolce all’alma mia from TANCREDI

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INTERMISSION
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P.LUNA CARNÉ

De España vengo from EL NIÑO JUDÍO

C. DEBUSSY

Romance
Beau soir
Noël des enfants qui n’ont plus de maison

R. STRAUSS
Opus 67: Drei Lieder der Ophelia
Wie erkenn ich mein Treulieb vor andern nun?
Guten Morgen, ’s ist Sankt Valentinstag! 
Sie trugen ihn auf der Bahre bloß

J. MASSENET
Gavotte from MANON

Reviews

Gstaad in majesty

L’un des moments forts de l’édition 2019-2020 du Gstaad New Year Music Festival aura été le récital de la soprano américaine Lisette Oropesa. En répétition à Paris pour Le Barbier de Séville, la chanteuse n’a pas hésité à faire un rapide aller-retour à Gstaad, malgré les grèves en France et leur lot de trains supprimés, pour offrir une soirée mémorable. Le programme était particulièrement varié et éclectique, alternant airs d’opéra et lieder, dans quatre langues différentes. Charisme indubitable, voix claire et lumineuse, ample et majestueuse, saine et homogène sur toute la tessiture, avec des aigus brillants et des vocalises parfaitement assurées, Lisette Oropesa a tout pour faire une belle carrière, et d’ailleurs les plus grandes scènes se l’arrachent. A Gstaad, elle a surtout pu mettre en valeur sa musicalité, sa diction irréprochable, quelle que soit la langue chantée, et son sens de l’expressivité, jouant sur chaque mot, chaque phrase, chaque inflexion de la partition, que ce soit dans des compositions mélancoliques et tristes ou dans des pages flamboyantes et brillantes. Elle était accompagnée au piano avec finesse et tact par Natalia Morozova, une fidèle de Gstaad puisqu’elle s’y produit depuis dix ans.

—  Claudio Poloni  •  Concerto Net

Lisette Oropesa enchante le New Year Gstaad Festival

Dans la petite église de Rougemont, elle offre un récital à la fois original, diversifié et équilibré, dans lequel elle peut faire valoir toutes les facettes de son art : de fait, elle déploie la soirée durant des trésors de charme, d’intelligence et de sensibilité. Le belcanto est d’abord mis à l’honneur grâce au fameux « V’adoro pupille » extrait du Giulio Cesare de Haendel, puis à l’air « Come dolce all’alma mia » tiré de Tancredi de Rossini. Sa prodigieuse technique lui autorise une gamme presque infinie de couleurs, de dynamiques, de messe di voce époustouflantes et d’ineffables pianissimi. D’origine cubaine par ses parents, on savoure ensuite son impeccable espagnol dans « De Espana, vengo » (El nino judio de Luna Carné), un air de zarzuela qui distille tout un monde de couleurs et de saveurs dont la cantatrice prend possession avec une visible gourmandise.

Mais l'essentiel de la soirée sera dévolu aux Lieder allemands, avec les Drei Lieder der Ophelia de Richard Strauss et divers Lieder de Schubert dont le sublime « Marguerite au rouet » (Gretchen am Spinnrade). Le premier cycle offre à la voix de Lisette Oropesa leurs miraculeux dessins mélodiques et l’occasion de déployer les couleurs les plus variées. Dans les Schubert, chacun des airs retenus prend sa charge poétique dans un murmure irisé des nuances infinies d’une voix inspirée. La musique française - rappelons que Lisette est née à La Nouvelle-Orléans et qu’elle s’exprime dans un français parfait - est également de la partie avec une Romance de Debussy, puis l’air « Je vais par tous les chemins » tiré de Manon de Massenet. Dans le deuxième air, elle se paie le luxe de retenir sa voix, pour mieux libérer l’émotion, et l’unique bis sera également extrait de notre patrimoine national, l’air des bijoux dans Faust... qui lui vaut un triomphe ; de fait, quel art d’appliquer – comme au pinceau – les couleurs sur les voyelles sans renoncer à la virtuosité !

—  Emmanuel Andrieu  •  Opera Online